Le Grand Forum des Etalons du Burkina Faso
Bienvenue sur le plus Grand Forum des Etalons

Le système nous informe que vous n'êtes pas connecté ou pas encore membre !

Merci de vous inscrire pour profiter entièrement du forum et contribuer à son développement.


E-mail : contact@gfetalonsburkina.com

Rechercher
 
 

Résultats par :
 

 


Rechercher Recherche avancée

Connexion

Récupérer mon mot de passe

Derniers sujets
» Les effectifs du fasofoot
Aujourd'hui à 09:40 par flow73

» Fasofoot J2
Dim 04 Déc 2016, 17:21 par flow73

» Tournoi de l'UMEOA
Ven 02 Déc 2016, 21:30 par nandok

» Fasofoot - J1
Lun 28 Nov 2016, 11:07 par la_methode

» CLASSEMENT FIFA: LE BURKINA FASO GAGNE 17 PLACES
Lun 28 Nov 2016, 10:49 par la_methode

» LIGUE 1 ORANGE CI
Mar 22 Nov 2016, 15:46 par LENANTAIS

» L’ASEC démarre en fanfare (avec un Bancé de gala)
Mar 22 Nov 2016, 11:16 par LENANTAIS

» Un burkinabé rémuant dans le championnat Tunisien
Mar 22 Nov 2016, 09:13 par flow73

» I have done a dream
Mar 22 Nov 2016, 00:33 par mazer

» Que devient Djakis?
Mar 22 Nov 2016, 00:23 par mazer

» LE PROGRAMME COMPLET DE LA CAN 2017
Sam 19 Nov 2016, 08:35 par LENANTAIS

» Plus de peur que de mal pour la FBF
Jeu 17 Nov 2016, 12:42 par LENANTAIS

» Le Burkina s'empare de la tête du groupe D
Mer 16 Nov 2016, 13:46 par LENANTAIS

» Tournoi UEMOA 2016: Tout le calendrier de la compétition
Mer 16 Nov 2016, 10:00 par LENANTAIS

» un membre du Gf en deuil
Lun 14 Nov 2016, 08:49 par la_methode

» FC king realise le grand coup du mercato d'hiver
Ven 11 Nov 2016, 12:00 par LENANTAIS

» Bancé rejoint l 'ASEC MIMOSAS
Jeu 10 Nov 2016, 20:36 par ElMagnifico

» Le début de saison des internationaux
Mer 09 Nov 2016, 13:17 par LENANTAIS

» Quelle équipe des étalons en 2022?
Mar 08 Nov 2016, 12:02 par okasapro

» La liste des 24 pour le Cap Vert
Ven 04 Nov 2016, 20:50 par ElMagnifico

Meilleurs posteurs
mazer (2757)
 
okasapro (2601)
 
LENANTAIS (2575)
 
nandok (1214)
 
ElMagnifico (1174)
 
princedelco (1145)
 
megamonous (1109)
 
kango (1015)
 
NABIL (934)
 
Dona (904)
 

Les posteurs les plus actifs du mois
flow73
 
fasoboy
 
LENANTAIS
 
nandok
 
megamonous
 

Ceux qui commencent le plus de sujets
mazer
 
okasapro
 
LENANTAIS
 
kango
 
soum
 
nandok
 
princedelco
 
Dona
 
Eliséo
 
Crystal
 

Flux RSS


Yahoo! 
MSN 
AOL 
Netvibes 
Bloglines 



Interview Ibrahim Talle : « les clubs burkinabè souffrent d’un problème organisationnel »

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

uujh Interview Ibrahim Talle : « les clubs burkinabè souffrent d’un problème organisationnel »

Message par yarbila le Dim 02 Déc 2012, 15:41

Fasosport.com a tendu son micro à l’ex-footballeur international Burkinabè, Ibrahim Tallé. Il a effectué l’essentiel de sa carrière en Côte d’Ivoire et a pris part à l’aventure de la CAN 1998 avec les Etalons. Il travaille désormais pour la Fédération Burkinabè de Football. Dans cet entretien, Ibrahim Tallé revient sur sa carrière de footballeur, sa nouvelle fonction et dresse un diagnostic du football burkinabè.

 

Fasosport.com : Bonjour, comment se porte Ibrahim Talle ?

 Ibrahim Talle (I.T) : Bonjour, Ibrahim Talle se porte bien. Comme vous le constatez, je suis aujourd’hui agent de bureau à la Fédération Burkinabè de Football (FBF). Je suis marié et père de deux enfants.

 

Fasosport.com : Comment avez-vous débuté votre carrière ?

 I.T : J’ai commencé très jeune ma carrière de footballeur. J’ai fait mes premiers pas avec la catégorie minime du Stella Club d’Adjamé. Je suis passé cadet et junior par la suite. Déjà dans la catégorie cadette, j’ai été surclassé et j’évoluais avec les séniors. Ensuite, je me suis engagé avec l’ASEC Mimosas d’Abidjan où j’ai d’abord passé cinq belles années avant de faire une pige à Bouaké pour revenir à nouveau à l’ASEC.  Après, je me suis engagé avec le Séwé Sport de San-Pedro et enfin j’ai intégré la sélection du Burina Faso.

 

 Fasosport.com : Vous étiez un élément de base de l’ASEC de Philipe Troussier, pouvez-vous revenir sur votre passage dans le club phare du championnat de Côte d’Ivoire ?

 I.T : J’ai passé de très bons moments à l’ASEC avec des avantages que je n’avais pas au Stella. Je peux dire que ce club m’a énormément apporté  en tant que footballeur et aussi bien sur le plan social. C’est grâce à l’ASEC que j’ai pu avoir des réalisations à Abidjan. Mon passage dans ce club m’a beaucoup marqué. C’est une équipe extraordinaire.

 

 Fasosport.com : Quel a été votre plus beau souvenir dans ce club ?

 I.T : C’est la coupe de l’UFOA remporté contre le Djoliba de Bamako en 1992. Je me souviens qu’au match aller, nous avions fait un nul et au retour, on est sorti vainqueur sur le score de 1-0 au Stade Félix Houphouët-Boigny. Ça a été un moment fort pour moi. Hormis ce titre, je retiens mes 5 titres de champion remportés successivement. Il y a également plusieurs trophées dont la coupe Houphouët-Boigny et la coupe nationale.

 

 Fasosport.com : Quels sont actuellement vos rapports avec le président de l’ASEC, Roger Ouégnin ?

 I.T : Nous entretenons toujours de bons rapports. La preuve, on s’appelle fréquemment. Quand il est de passage à Ouagadougou, il n’hésite pas à me rencontrer. De même, quand il a besoin de certaines informations sur des joueurs de notre championnat, il n’hésite pas à me contacter. Nous avons maintenu de bons rapports.

 

 Fasosport.com : Qu’en est-il de vos anciens coéquipiers ?

 I.T : Il est vrai qu’on ne s’appelle pas tous régulièrement, mais les technologies modernes font qu’on a pu maintenir le contact via les réseaux sociaux. J’ai des contacts réguliers avec Losséni Konaté, Gadji Celi, Ben Badi entre autres. Abdoulaye Traoré « Ben Badi » a récemment célébré son  jubilé. Je n’y étais pas, mais je peux comprendre que l’organisation d’un tel évènement demande beaucoup de moyens financiers vu le nombre d’invités.  J’étais très heureux pour lui et je lui souhaite beaucoup de chance.

 

Fasosport.com : Pour parler de la sélection nationale, pourquoi avez-vous attendu la CAN 98 pour intégrer le groupe des Etalons ?

 I.T : Je n’ai pas attendu la venue de Philipe Troussier pour intégrer la sélection. Déjà avec Saboteur en 1996, j’avais répondu présent. Mais j’avais du mal à comprendre la politique des dirigeants de l’époque. Ils n’ont pas facilité l’intégration des joueurs issus de la diaspora. C’est ainsi que je suis parti de la sélection. Après cet épisode, j’ai été contacté par le président des supporters des Etalons de la diaspora en Côte d’Ivoire, M. Karamoko, pour un retour en sélection. C’est ensuite que Troussier a souhaité mon retour. Je n’étais pas partant compte tenu de ce qui s’est passé en 1996. J’ai estimé que ce n’était pas nécessaire de revenir dans les mêmes conditions. Le mieux pour moi était de me consacrer à mon club, surtout que j’avais déjà évolué avec les catégories de jeunes en Côte d’Ivoire. C’est sur l’insistance de ma mère et de Feu Zaré Mamadou que j’ai accepté de revenir en équipe nationale.

 

 Fasosport.com : Vous étiez de l’aventure de la CAN 98 qui s’est déroulée au Burkina Faso, qu’avez-vous gardé comme souvenir ?

 I.T : Je garde en souvenir la ferveur qu’il y avait autour de cet évènement. Le peuple était dévoué pour que cette CAN soit une réussite. Il y avait vraiment une ambiance formidable, je peux vous dire que c’était extraordinaire. Le seul moment que j’ai regretté et que je n’oublierai jamais de toute ma vie, c’est le match de classement face à la République Démocratique du Congo (RDC). Je vous prie de ne pas revenir sur ce match qui a été une grosse douleur pour moi. J’ai encore les cicatrices sur le cœur.

 

Fasosport.com : Hormis votre génération, aucune équipe des Etalons n’a pu franchir le premier tour de la CAN. Qu’est-ce qui fait, selon vous, défaut au Burkina Faso ?

 I.T : En ce qui me concerne, une sélection ne se bâtie pas du jour au lendemain. Nous avons pour habitude au Burkina Faso de tout recommencer à zéro. Il faut instaurer la stabilité au sein de l’équipe nationale. Le perpétuel recommencement ne nous mène nulle part. Dès qu’on a un groupe qui commence à mieux se connaître, on recrute un nouvel entraîneur qui va venir tout changer. Je ne suis pas contre l’intégration de nouveaux joueurs mais ça doit se faire progressivement pour venir compléter le noyau qui existe déjà. Renouveler  chaque fois l’encadrement technique ou l’effectif n’est pas la solution. Sous d’autres cieux, on garde des joueurs d’expérience dans le groupe pour encadrer les jeunes qui arrivent. On peut s’en inspirer également.

 

Fasosport.com : Avez-vous déjà été sollicité pour encadrer ces jeunes joueurs, au vu de votre expérience ?

 I.T : Par le passé, ce n’est jamais arrivé. Par contre avec la nouvelle équipe dirigeante, les anciens sont de plus en plus sollicités. Nous faisons souvent des propositions et à ce niveau, je pense qu’on nous écoute. Si chacun peut mettre la main à la pâte pour le développement du football national, c’est tant mieux.

 

Fasosport.com : Vous avez vos frères cadets qui ont embrassé également le métier de footballeur, vous les conseillez souvent ?

 I.T : Le plus connu, c’est Mamadou Tall et je suis fier de la carrière qu’il mène. Je suis de près ses prestations en sélection et en club. Je n’hésite pas à lui faire part de mes critiques pour qu’il puisse combler certaines lacunes. De ce côté, j’avoue qu’il m’écoute vu qu’il a beaucoup progressé dans son jeu. C’est la même attention que je porte également à mon plus jeune frère Alassane Tall qui évolue au CF Ouagadougou. Il n’y a pas qu’à mes frères que je donne des conseils, je le fais aussi pour tous les joueurs qui m’approchent.

 

Fasosport.com : Parlons de notre football au plan local. Qu’est ce qui empêche les clubs burkinabè de faire un parcours honorable au niveau continental dans des compétitions comme la ligue des champions et la coupe CAF ?

 I.T: Il y a beaucoup à faire. D’abord, d’un point de vu organisationnel, il y a beaucoup d’insuffisances. Nos clubs ne sont pas structurés. Il y a des équipes de D1 où c’est l’entraîneur qui fait tout. En plus de sa fonction, il est le préparateur physique et à un degré moindre le médecin de l’équipe. De plus, si les joueurs ne sont pas traités comme il se doit, il va sans dire qu’ils n’auront pas le rendement qu’il faut. Ensuite il y a le nerf de la guerre. Si vous n’avez pas les moyens financiers, il sera difficile d’atteindre certains objectifs. Ce qui fait, à mon avis défaut aux clubs burkinabè sur l’échiquier continental, c’est encore le problème organisationnel. C’est vrai qu’au moment d’entamer les compétitions africaines, nos joueurs sont peu en jambe car le championnat démarre avec du retard. Mais que font les clubs à leur niveau pour anticiper cela ? Il faut livrer des matchs amicaux internationaux pour se préparer convenablement. Sortir du pays pour livrer des matchs tests. Mais cela aussi a un coût.

 

Fasosport.com : Quel regard jetez vous sur la politique de formation des jeunes au Burkina Faso ?

 I.T : On a beaucoup d’efforts à mener, ne nous voilons pas la face. Le Burkina Faso est un jeune pays du football. Nous n’avons pas encore atteint le niveau de certains pays voisins qui sont très en avance sur nous en la matière. J’ose croire que la nouvelle équipe fédérale, particulièrement la direction technique nationale va s’atteler à faire en sorte que la formation des jeunes porte ses fruits.

 

 Fasosport.com : Vous êtes maintenant à la FBF, quel est précisément votre fonction ?

 I.T : Il faut dire que ça fait maintenant neuf ans que je suis à la fédération. Au début, je m’occupais des rapports de matchs pour voir comment ça se passe ici. C’est avec l’arrivée de M. Diakité à la tête de la fédération que j’ai été détaché à la ligue nationale où mon travail consiste en la mise en œuvre des sanctions disciplinaires. Je suis également chargé de traiter les licences des joueurs à la commission licences. Je fais aussi la prospection des joueurs évoluant à l’étranger.

 

 Fasosport.com : Vous rencontrez souvent des difficultés dans vos fonctions ?

 I.T : Comme dans toute fonction, il y a des difficultés. Seulement, je n’ai pas rencontré de difficultés majeures depuis que je suis là. Quand certains problèmes interviennent, on essaie de colmater les brèches pour ne pas que ça s’amplifie.

 

 Fasosport.com : Votre avez un dernier message à livrer  ?

 I.T : ça a été un grand plaisir de faire cet entretien. Je trouve qu’approcher des anciens comme nous pour partager nos avis est une initiative louable. Et j’aimerai que cela ne se limite pas qu’aux anciens footballeurs. Il faut l’étendre à d’autres personnes ressources pour l’évolution du sport burkinabè en général. Je demande au public burkinabè de continuer à soutenir le sport.

 

Propos reccueillis par Gaël Péma Bayala


Source : Fasosport

yarbila
Etalon
Etalon

Messages : 242
Date d'inscription : 04/08/2012
Localisation : Ouagadougou/Burkina Faso

Revenir en haut Aller en bas

uujh Re: Interview Ibrahim Talle : « les clubs burkinabè souffrent d’un problème organisationnel »

Message par yarbila le Dim 02 Déc 2012, 15:59

Ce monsieur fait parti des meilleurs défenseurs centraux que notre pays a connu. Relance, jeu de tête, intervention propres et que dire de son sens du placement. J'ai en mémoire ces larmes versées après le match de classement perdu contre la RDC. Quel engagement? Je suis très heureux qu'il ait réussi sa reconversion. Les jeunes générations doivent s'en inspirer.

yarbila
Etalon
Etalon

Messages : 242
Date d'inscription : 04/08/2012
Localisation : Ouagadougou/Burkina Faso

Revenir en haut Aller en bas

uujh Re: Interview Ibrahim Talle : « les clubs burkinabè souffrent d’un problème organisationnel »

Message par okasapro le Jeu 06 Déc 2012, 10:43

Moi j'ai un bon souvenir de cet Roc en défense centrale.

okasapro
Animateur
Animateur

Messages : 2601
Date d'inscription : 07/08/2009
Localisation : abidjan

Revenir en haut Aller en bas

uujh Re: Interview Ibrahim Talle : « les clubs burkinabè souffrent d’un problème organisationnel »

Message par motto-motto le Ven 07 Déc 2012, 19:52

Big respect a lui. Il a su grave son nom parmis les grands defenseurs des etalons. Element imperturbable, bonne lecture du jeu, toujours serein du debut jusqu a la fin. C est le meilleur defenseur axial des etalons, c est mon appreciation personnelle.

motto-motto
Poulain
Poulain

Messages : 165
Date d'inscription : 14/10/2011
Localisation : ouagadougou

Revenir en haut Aller en bas

uujh Re: Interview Ibrahim Talle : « les clubs burkinabè souffrent d’un problème organisationnel »

Message par Contenu sponsorisé Aujourd'hui à 10:31


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Stats

Statistiques
Nous avons 1070 membres enregistrés
L'utilisateur enregistré le plus récent est sibiry ouattara

Nos membres ont posté un total de 32821 messages dans 6200 sujets